Verónica Ramírez : « Écrire un roman est un exercice de liberté »

Pedro Escribano - La República - 05/11
L'écrivain et journaliste péruvien, qui vit à Madrid, a publié le roman Presque tout disparaît, une histoire de déracinement, de migration et de nécessité de réintégration.

Il a plus de vingt ans d'expérience dans le dur travail du journalisme, dans le métier de comparer la réalité avec les mots. Mais elle est arrivée à ce métier précisément par les chemins de la littérature, car elle a toujours aimé raconter des histoires. Et Verónica Ramírez Muro (Lima, 1974) l'a fait à travers des chroniques, des profils et des portraits qu'elle a publiés dans El País et dans d'autres médias. Mais aussi dans des livres, comme Barcelone, insólita y secreto, Madrid, insólita y secreto et Coca express.

Mais Verónica Ramírez avait une dette littéraire envers elle-même et vient de réaliser son premier opus avec la publication de son premier roman, Presque tout disparaît (Alfaguara). Elle y raconte l'histoire de Vera, une femme qui, avec ses parents, avait fui l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale pour se réfugier au Pérou. Elle, désormais adulte, tente de retourner à son enfance, à la terre perdue, à travers un voyage physique et émotionnel pour s'intégrer et se sentir complète.

—Qu'est-ce qui vous a amené à changer votre parcours journalistique en un journalisme basé sur la fiction ?

—En journalisme, il faut s'en tenir aux ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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