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De François-Xavier Garneau à la CAQ, la célébration d’une fierté sans projet
Jacques Beauchemin - Le Devoir -
04/11
Depuis 175 ans, nous pratiquons un nationalisme défensif et sans perspective émancipatrice.
Une fois par mois, sous la plume d’écrivains du Québec, « Le Devoir de littérature » propose de revisiter à la lumière de l’actualité des oeuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec en collaboration avec Le Devoir.
La philosophie politique de la Coalition avenir Québec (CAQ) consiste en un nationalisme ancré dans la culture et l’identité ayant toutefois renoncé à la dimension politique que proposaient le néonationalisme de la Révolution tranquille et le projet politique de l’indépendance. Le nationalisme contemporain semble ainsi se rabattre sur la célébration de la singularité, de la fierté ou encore de la résilience qui seraient au coeur de l’identité québécoise. Ces aspects sont évidemment essentiels, mais le fait de les invoquer à la manière d’un mantra confine peut-être à l’impuissance politique.
Je n’ai pas l’intention de traiter des conséquences plus immédiatement politiques de cette version du nationalisme dont il est facile de voir qu’elle est peu susceptible de servir les intérêts du Québec au sein du fédéralisme canadien, qui lui a d’ores et déjà signifié le peu de frayeur qu’elle lui inspirait. C’est sous un angle différent que je veux débattre de cette question à travers le présent « Devoir de littérature ».
S’il est vrai que la version caquis... [Courte citation de 8% de l'article original]
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