Le retrait de l'ONU du Mali dans le désarroi alors que la violence augmente

Michelle Nichols - Reuters - 03/11
Avant d'abandonner précipitamment mardi leur base de Kidal, dans le nord du Mali, les soldats de la paix des Nations Unies ont pris une décision coûteuse : alors que les insurgés étaient stationnés à proximité, ils ont détruit du matériel sensible pour éviter qu'il ne tombe entre de mauvaises mains, a indiqué l'ONU.
  • L'ONU accélère son retrait du Mali alors que les combats s'intensifient
  • La base de Kidal laissée aux rebelles alors que les soldats de la paix s'en vont
  • Les restrictions imposées par la junte malienne mettent en péril les troupes et le matériel de l'ONU

DAKAR, 3 novembre (Reuters) - Avant d'abandonner précipitamment mardi leur base de Kidal, dans le nord du Mali, les soldats de la paix des Nations Unies ont pris une décision coûteuse : alors que les insurgés étaient stationnés à proximité, ils ont détruit du matériel sensible pour éviter qu'il ne tombe entre de mauvaises mains, a déclaré l'ONU. dit.

Peu après le départ du dernier convoi de l’ONU, les rebelles touaregs ont annoncé qu’ils avaient pris le contrôle de la base. Des photos publiées sur les réseaux sociaux mercredi semblaient montrer des habitants chargeant des camions avec des biens pillés, notamment des pneus, des câbles et des chaises.

En juin, la junte militaire au pouvoir au Mali a ordonné le départ de la mission de l'ONU, connue sous le nom de MINUSMA, vieille de dix ans, alors que ses relations se sont détériorées avec ses anciens alliés internationaux. La MINUSMA a accéléré son départ ces dernières semaines alors que le nord du Mali est en proie à des combats entre les rebelles et les forces gouvernementales qui se disputent le contrôle des zones qu'elle quitte.

Le chaos s’est ensuivi.

Des affrontements sanglants ont entouré au moins deux bases de l'ONU, et deux ont également été pillées, selon deux sources ayant une connaissance directe du retrait. Au moins une douzaine de soldats de la paix ont été blessés par des engins explosifs lancés par des convois de l'ONU se dirigeant vers le sud, selon un communiqué de l'ONU.

L’ONU a reconnu les difficultés liées à son départ. La MINUSMA a déclaré dans des déclarations qu'elle a été contrainte de détruire des équipements, notamment des véhicules, des munitions et des générateurs, que ses forces n'ont pas pu évacuer après que le gouvernement a imposé des restrictions sur leur déplacement. La porte-parole de la mission, Fatoumata Sinkoun Kaba, a déclaré à Reuters que des millions de dollars de matériel avaient été perdus.

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