Explication : Quels sont les enjeux alors que l'Alberta cherche à se séparer du Régime de pensions du Canada

Maiya Keidan - Reuters - 01/11
La ministre canadienne des Finances, Chrystia Freeland, cherchera à contester le projet de la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, de retirer sa province du Régime de pensions du Canada (RPC), lors d'une réunion avec ses homologues provinciaux et territoriaux vendredi.

TORONTO, 1er novembre (Reuters) - La ministre canadienne des Finances, Chrystia Freeland, cherchera à contester le projet de la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, de retirer sa province du Régime de pensions du Canada (RPC), lors d'une réunion avec ses homologues provinciaux et territoriaux vendredi.

Le RPC traverse une de ses périodes les plus difficiles depuis que le gouvernement conservateur de Smith a menacé de retirer la province du régime. Le premier ministre Justin Trudeau et son principal adversaire politique, le chef du Parti conservateur Pierre Poilievre, s'opposent tous deux à ce projet.

Voici un guide de certaines des plus grandes questions :

QU'EST-CE QUE LE RPC?

Un régime de retraite national appelé RPC, qui prélevait des cotisations sur les chèques de paie, a vu le jour à la fin des années 1960. Investissements RPC - une entité chargée de gérer ses actifs - a été créée en 1997 par la Loi sur l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada. Aujourd'hui, elle gère environ 575 milliards de dollars canadiens (415 milliards de dollars) pour plus de 21 millions de Canadiens, ce qui en fait le plus grand gestionnaire de régimes de retraite au pays. La province du Québec, majoritairement francophone, n'en fait pas partie.

Les employés et les employeurs versent ensemble 11,4 % de la rémunération d'un travailleur au RPC sur son revenu a...
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