Elle n’avait pas caché sa déception de ne pas pouvoir participer au concours l'an dernier. Un coup de fil de la société Miss France plus tard et voici Diane Leyre dans les starting-blocks pour prendre la relève d'Iris Mittenaere, dernière Française sacrée Miss Univers il y a presque sept ans. "J’étais surexcitée, impatiente, stressée aussi de savoir si les Français allaient être déçus que ce soit moi et pas la nouvelle Miss France", nous explique la Parisienne de 26 ans, venue dans les locaux de TF1 nous raconter ses mois intenses de préparation avant le grand départ.
Ce 2 novembre, elle s’envole vers El Salvador où l’attendent 91 candidates. Alors que la compétition a commencé en ligne avant la grande finale du 18 novembre, Miss France 2022 se distingue déjà en se classant déjà parmi les 12 prétendantes à la couronne à avoir recueilli le plus de votes pour espérer succéder à l'Américaine R'Bonney Gabriel.
Être la nouvelle Miss Universe France, c’est un soulagement, une fierté ou les deux ?
C’est tout ! C’est un soulagement parce que c’est la fin d’une frustration. Quand je me suis présentée à Miss Paris, mon objectif était d’aller à Miss Univers. Là, je vais au bout du défi que je m’étais lancé. Ça y est, c’est mon tour !
Miss Univers est un concours assez démonstratif, un show à l’américaine où il faut savoir sortir de sa zone de confort pour se faire remarquer. C’est ce défi-là, sortir Diane de sa coquille, qui vous plaît ?
Je pense qu’il y a un petit peu de ça. J’aime l’idée de toujours me dépasser. Miss Univers te fait te demander quel est le sens de ton écharpe, quel est le message que tu vas porter. Je viens défendre le vivre ensemble, comme je l’avais fait à Miss France. Pour ce qui est du côté showgirl, je pars de très loin ! Je ne savais pas marcher avec des talons avant Miss France. Après, ce n’est toujours pas mieux ! Dragueuse, langoureuse, sexy… Ce n’est pas dans mon caractère. J’ai suivi quatre heures de séance de catwalk par semaine pour tenter de m’améliorer. J’aimerais bien faire un peu Beyoncé sur scène, on va le tenter !
Sur Instagram cet été, vous êtes revenue sur les difficultés que vous avez eue à partager une vidéo de vous en maillot de bain, "quelque chose de pas évident après des mois et mêmes des années à fuir le regard face à mon corps dans lequel je ne me sentais pas bien". Se préparer pour Miss Univers, c’est aussi une façon pour vous d’"apprendre à se pousser vers le haut plutôt que se dénigrer" ?
C’est une thérapie à risques. J’ai vraiment une relation d’amour-haine avec mon corps. Je l’aime pour ses capacités physiques, je le déteste pour son aspect. J’ai pris du temps à en parler parce que j’avais peur que le message ne soit pas le bon. Ce n’est pas parce que je suis complexée que je pousse les gens à avoir des complexes. Je porte aussi d'anciennes cicatrices, dont celle d’une phrase entendue qui est : "Tu n’es pas à la hauteur physiquement pour moi". Ça a marqué quelque chose à jamais dans mon regard dans le miroir. Les Français m’ont beaucoup aidée là-dessus, c’est pour ça que je dis que Miss France m’a sauvée. Miss Univers ne me permet pas d’arrêter de me dénigrer mais d’apprécier ce que je suis capable de faire. Ce qui est déjà énorme !
Votre planning aussi a l’air énorme…
Il est très chargé, c'est vrai ! Je m’impose une discipline de sportif. J’avoue que je dors très peu. Je marche 10 km par jour, je vais quasiment à tous mes rendez-vous à pied et je me balade avec mon chien. J’essaie de caler deux séances de sport par jour, sinon c’est une. J’ai aussi des rendez-vous avec des marques françaises pour qu’elles puissent m’accompagner à Miss Univers. Avant un concours, je me mets dans une espèce de bulle. Je m’enlève toute activité, donc pas de famille, d’amis, pas de chéri – mais ça, ça fait longtemps qu’il n’y en a pas ! Je m’enferme pour me mettre face à moi-même, prête à la compétition.
Un des temps forts de Miss Univers, c’est le défilé en costume national. Iris Mittenaere et Maëva Coucke ont ébloui dans des tenues du Moulin Rouge, Amandine Petit et Clémence Botino ont frappé les esprits dans des créations hommage à des figures historiques, Marianne et Joséphine Baker. Vous, la Parisienne fan de béret, vous avez opté pour…
Je peux seulement vous dire que c’est très français ! J’ai mis beaucoup de temps à trouver mon costume. À la base effectivement, je pensais à celui que je portais à Miss France qui était le Titi parisien, le béret rouge, la marinière et la baguette. Mais je ne voulais pas qu’on ait la sensation que je ne porte que ma ville. Pendant un an, j’ai eu la chance de découvrir la France et c’est ce que je veux montrer à Miss Univers. Les autres pays savent que mon costume est français quand ils l’entendent.
C’est donc inspiré d’une chanson ?
(Elle lève les bras au ciel) C’est revisité ! Le seul spoiler que je peux vous donner, c’est que la couleur me ressemble.
Si on me vole ma chaussure, j’irai pieds nus et je donnerai un discours là-...
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