Kenneth Branagh a confirmé sa capacité mercurielle à habiter les héros imparfaits de Shakespeare au fil des décennies sur scène et au cinéma. Nous nous attendons à de grandes choses : de l’énergie, du polissage et une diction de vers accomplie.
C’est ce que nous obtenons ici, dans sa production de ce que certains considèrent comme la plus tragique des chutes shakespeariennes. Mais bien que Branagh livre son Lear avec une efficacité soignée, presque ludique, ce n’est pas son exploit imposant.
Une partie de la dissonance est due au rythme qui, sous la direction de Branagh, es...
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