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Écriture inclusive : Rima Abdul-Malak précise la position du gouvernement
LCI -
31/10
[VIDÉO] - Les sénateurs ont adopté lundi soir une proposition de loi de la droite visant à "protéger la langue française des dérives de l'écriture dite inclusive".
Devant eux, la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak a précisé que le gouvernement était pour l'interdire dans les textes administratifs et de service public mais pas dans le champ du privé.
Elle alerte aussi sur la nécessité de ne pas s'attaquer à la féminisation des noms de métiers ou aux néologismes.
Les sénateurs ont adopté lundi soir une proposition de loi de la droite visant à "protéger la langue française des dérives de l'écriture dite inclusive".
Devant eux, la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak a précisé que le gouvernement était pour l'interdire dans les textes administratifs et de service public mais pas dans le champ du privé.
Elle alerte aussi sur la nécessité de ne pas s'attaquer à la féminisation des noms de métiers ou aux néologismes.
Les sénateurs ne veulent pas de l'écriture inclusive. Ce lundi 30 octobre, ils ont adopté une proposition de loi de la droite visant à "protéger" le français "des dérives de l'écriture dite inclusive" et à l'interdire dans les documents comme les modes d'emploi, les contrats de travail, les règlements intérieurs d'entreprise ou les actes juridiques. Si dans la journée, depuis la Cité internationale de la langue française, Emmanuel Macron avait semblé approuver ce texte, déclarant que "dans cette langue, le masculin fait le neutre, on n'a pas besoin d'ajouter des points au milieu des mots, ou des tirets, ou des choses pour la rendre lisible", la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak a fait part d'une position un peu plus nuancée et précise.
Lundi soir au Sénat, elle a livré un "avis de sagesse" ni favorable ni défavorable, rappelant que deux circulaires encadrent déjà cette pratique dans les textes publiés au Journal officiel (circulaire d'Edouard Philippe en 2017) et dans l'enseignement (circulaire de Jean-Michel Blanquer en 2021). Elle a jugé quelques mesures "excessives" sur l'extension aux contrats privés, et estimé que le "rôle" de l'État et du législateur n'était "pas d'être une police de la langue mais de garantir l'égalité devant la langue".
Une question d'égalité d'accès à la langue
Ce mardi sur France Inter, la ministre de la Culture a encore précisé sa pensée. "L'écriture inclusive, si on parle du point médian, c'est-à-dire d'une manière de hacher les mots, de complexifier la typographie d'une phrase, (...) ça rend difficile d'accès la langue. Et donc dans des textes administratifs, dans des textes de service public, il y a un enjeu d'égalité d'accès à la langue et pour ça je pense que l'interdiction a du sens", a-t-elle expliqué.
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"En revanche, si on dit que l'écriture inclusive c'est toute la féminisation des noms de métier, (...) c'est contre les doubles flexions, c'est-à-dire pouvoir dire 'les chirurgiens et les chirurgiennes', là non", a-t-elle alerté. "Et puis en plus, aller sur le champ du privé, par exemple interdire l'écriture inclusive dans les contrats privés, ça nous semble pas conforme aux décisions du Conseil constitutionnel", a-t-elle ajouté. Alors que le texte de la sénatrice Les Républicains Pascale Gruny s'attaquait aussi aux "mots grammaticaux" constituant des néologismes tels que "iel", une contraction de "il" et "elle" utilisé pour désigner le genre neutre, ou "celleux", contraction de "celles" et "ceux", Rima Abdul-Malak s'est également déclarée contre leur interdiction.
J.F
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