Je soupçonne que quiconque a été fasciné par les manigances existentielles de la trilogie new-yorkaise – le postmodernisme dans un fedora – tentera toujours sa chance sur un nouveau roman de Paul Auster, même s'il a mis cette foi à l'épreuve avec la fiction qu'il a produite dans le des décennies depuis. Il a du mal à aligner ses dons depuis un certain temps – au moins depuis le sombre Kafka-ish Travels in the Scriptorium de 2007 – et même si le 4321 présélectionné par Booker avait des admirateurs, sa prémisse de vie après vie (quatre prises sur un seul Auster -protagoniste adjacent) m'a semblé vide d'étincelle. J'ai donc eu envie d'aimer Baumgartner – d'autant plus après l'annonce cette année qu'Auster était soigné pour un cancer – et pendant une quarantaine de pages glorieuses je l'ai fait. À partir de 2018, le livre nous raconte deux années dans la vie du...
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