De nombreuses cultures à travers le monde ont fait du suicide un rituel honorable, jugé préférable à une vie abîmée dans l'asservissement ou l'humiliation. L'exemple le plus connu reste le kamikaze nippon, mais d'autres illustrations abondent à travers l'histoire, de la Grèce antique aux États-Unis. Tous ces gestes ont un point commun: le suicide collectif y est pratiqué en dernier recours, comme une ultime provocation au seuil de la défaite.
Au printemps 1945, dans un Troisième Reich en perdition, la perspective de la défaite prend chaque jour plus d'épaisseur. Cela fait deux ans que les bombardements alliés réduisent les cités allemandes en tas de gravats et de poussière. Les rapports du front, même maquillés par la propagande, font état de plus en plus de victimes. Le rationnement des populations se durcit: à côté des vitrines juives fracassées, le...
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