La dépossession de l’enseignant

Mathieu Bernière - Le Devoir - 28/10
L’enseignant voit encore et toujours ses compétences professionnelles remises en question.

Nous entreprenons cette semaine une nouvelle série mensuelle, «Le Devoir d’éducation». Le champ d’études est vaste, de la maternelle à l’université. Nous souhaitons proposer des contributions enrichissantes, qu’elles proviennent de chercheurs et de praticiens du milieu de l’enseignement ou d’autres personnes qui ont réfléchi à l’état de notre système d’éducation.

Longtemps, en entendant les commentaires de leurs concitoyens — simples quidams, mais aussi ministres — qui témoignaient d’une méconnaissance, de préjugés, sinon d’un manque d’empathie manifeste, les enseignants répondaient bien souvent : venez dans une classe ! Venez faire notre travail ! Nous manquons de gens !

On se doit donc de souligner le courage de bien des enseignants non légalement qualifiés (terme par ailleurs rabaissant, que l’on devrait remplacer par « chargé de cours au secondaire ») qui, bien souvent, constatent par eux-mêmes toute la richesse, la complexité et, parfois, l’absurdité faisant partie intégrante de notre métier.

Il convient, particulièrement dans ce contexte de pénurie et de négociations, de démystifier ce métier dont tout le monde se mêle, pour le meilleur et pour le pire.

 

La classe

Avant tout, être enseignant, c’est vouloir contribuer à l’épanouissement de chaque élève qui nous est confié, aussi ...
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