Pourquoi la récusation de Hariri ne change pas fondamentalement la donne

LOrientLeJour - 15/07
La scène politique libanaise est aujourd’hui prisonnière d’un système que seules des élections peuvent, en théorie, briser.Neuf mois pour rien. Toutes les gesticulations politiques, les initiatives...
Neuf mois pour rien. Toutes les gesticulations politiques, les initiatives internes et externes, les pressions diplomatiques, la colère populaire et, surtout, la déliquescence du pays n’y auront rien changé. Saad Hariri a annoncé jeudi sa récusation après avoir pris acte de son incapacité à s’entendre sur une formule gouvernementale avec le chef de l’État, Michel Aoun. Ce constat sans appel, le Premier ministre désigné aurait pu le formuler il y a déjà des mois, tant il était évident qu’aucune autre issue n’était possible dans le contexte actuel. Mais le chef du courant du Futur a préféré s’accrocher, d’une part par ambition, d’autre part en raison de considérations politiques internes et régionales dont lui, et plus généralement la scène politique locale, sont totalement prisonniers. Et c’est bien là tout le drame de cette séquence qui a en fait débuté le jour de sa démission dans le contexte du soulèvement d’octobre en 2019 : qu’elle soit interprétée comme une bonne ou un...
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