Revue « The Holdovers » : Trois âmes tristes bloquées pour Noël

New York Times - 27/10
La escapade d'Alexander Payne dans le passé, avec Paul Giamatti dans le rôle d'un instructeur grognon dans un internat des années 1970, crépite d'une vie piquante.

"The Holdovers" se déroule quelque part en Nouvelle-Angleterre, en 1970, dans un pensionnat réservé aux garçons appelé Barton, où les étudiants qui ne peuvent pas rentrer chez eux pour Noël finissent par passer leurs vacances sous la garde de Paul Hunham (Paul Giamatti), l'instructeur le plus aigre et le plus pompeux que le film puisse trouver. Il enseigne les civilisations anciennes et se targue d’être le genre d’éducateur de principe qui rejette les enfants des sénateurs et dit des trucs comme : « Telles sont les vicissitudes de la vie » et « Écoutez, espèce de vulgaire hormonal ! » Il sent mauvais et parle grec et latin autant par méchanceté que par bonhomie. L'homme peut tout lire sauf la pièce.

En toute honnêteté, les enfants ne sont pas non plus un pique-nique. Ils tendent de petits pièges à l’arrogance de Hunham et lancent leurs papas sur les administrateurs, qui s’en prennent ensuite à lui. Certes, l’œil de verre qu’il utilise ne l’a rendu que plus ridicule envers eux. Le voici désormais, aussi coincé que les cinq rebuts qu’il est obligé de superviser. Et dès qu’il semble que le film soit sur le point d’être un jeu d’école préparatoire habile qui oppose des enfants rusés à un je-sais-tout citronné, cela introduit une surprise. C’est un miracle de Noël chic et hilarant qui emporte quatre des garçons à la fin du premier acte. Mais l’un d’eux, un enfant unique presque cool nommé Angus Tully (Dominic Sessa), ne peut pas y aller car personne ne peut joindre ses parents. (Il était prêt à se prélasser à Saint-Kitts, mais sa mère décolle sans lui.) Donc le film reste aussi, et je savais que j'étais entre de très bonnes mains parce que, ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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