Depuis la première édition de la Transat Jacques Vabre en 1993, sur les 538 engagés, il y a eu 51 femmes. Soit un peu moins de 10 % des participants, pour une seule vainqueure (Karine Fauconnier en 2007 en Multi50, avec Franck-Yves Escoffier). En 2023, sur les 190 skippers au départ, 18 sont des femmes. Soit un peu moins de 10 % aussi.
Si elles n’ont jamais été autant, le taux n’évolue pas, puisque le nombre de participants total augmente. En 2021, on comptait 14 femmes sur 158 marins (8,8 %), contre 10 sur 118 en 2019 (8,5 %). Et le nombre d’équipages 100 % féminin a stagné entre 2019 et 2021 : 3, tous en Class40. « Le problème en course au large , c’est qu’on a très peu de femmes, confie Erwan Le Roux sur le site de la Jacques Vabre. Celui-ci est engagé en Ocean Fifty avec Audrey Ogereau (Koesio), la première femme présente dans la catégorie depuis 2007. Pour moi, créer un binôme mixte était un critère essentiel dans le montage du projet. J’espère que le parcours d’Audrey va générer des passions auprès d’autres jeunes femmes. »
Mais derrière ces chiffres se cachent d’autres réalités. Déjà, il y aura neuf duos mixtes en Imoca, un record. En Ultim, en revanche, il y aura cinq équipages 100 % masculin. « C’est probablement triste, indique à ce sujet François Gabart. Au début des années Orma, on peut penser à Florence Arthaud qui a gagné la Route du ...
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