Emmanuel Macron en Jordanie, pilonnage de Gaza… Le point sur la situation au Proche-Orient

LCI - 25/10
[VIDÉO] - Le président français est arrivé mardi soir en Jordanie pour poursuivre son initiative diplomatique au Proche-Orient. Sur le front, l'armée israélienne a poursuivi les bombardements dans la bande de Gaza. Voici les informations de ces dernières 24 heures sur le conflit au Proche-Orient.

Le président français est arrivé mardi soir en Jordanie pour poursuivre son initiative diplomatique au Proche-Orient.
Sur le front, l'armée israélienne a poursuivi les bombardements dans la bande de Gaza.
Voici les informations de ces dernières 24 heures sur le conflit au Proche-Orient.

Emmanuel Macron en Israël et en Cisjordanie. Le président français a proposé, mardi 24 octobre, à Israël que la coalition internationale déployée en Irak et en Syrie pour lutter contre le groupe État islamique "puisse aussi lutter contre le Hamas". Après un entretien avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, Emmanuel Macron a exprimé sa solidarité avec la population israélienne et "l'émotion" de la France.

Dès son arrivée à Tel-Aviv dans la matinée, le président français avait rencontré des familles de Français ou Franco-israéliens tués, disparus ou retenus otages dans la bande de Gaza. Il a appelé à "une relance décisive du processus politique avec les Palestiniens", et a rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

Après leur entretien, Emmanuel Macron a déclaré que l'attaque du Hamas était "aussi une catastrophe pour les Palestiniens" et que "rien ne saurait justifier les souffrances" des civils de Gaza. Le président palestinien a, lui, exhorté son homologue français à œuvrer pour "faire cesser l'agression" à Gaza. Le président français est ensuite arrivé mardi soir à Amman en Jordanie, deuxième étape de sa tournée régionale. Il doit y rencontrer le roi Abdallah II.

Lire aussi

Une otage raconte "l'enfer". Une otage israélienne libérée par le Hamas a raconté mardi à Tel-Aviv avoir "traversé l'enfer" lors de son enlèvement. Yocheved Lifschitz, 85 ans, a dit avoir été "emmenée sur une moto (...) mon corps d'un côté et mes jambes de l'autre", puis "battue en chemin", emmenée dans "un réseau de tunnels" avant d'être "bien traitée" par ses ravisseurs dans la bande de Gaza, avec la visite régulière d'un médecin. La libération de cette femme, et d'une deuxième otage israélienne de 79 ans, intervient trois jours après celle d'une Américaine et de sa fille.

"Démanteler complètement le Hamas"

Pilonnage de Gaza. Le Hamas a annoncé, mardi, un nouveau bilan de plus de 5791 morts, incluant 2360 enfants, depuis le début de la guerre. En prélude à une possible incursion terrestre de l'armée israélienne, les frappes se sont intensifiées ces derniers jours sur le territoire de 362 kilomètres carrés où s'entassent 2,4 millions de Palestiniens. Dans la nuit, sur X, le chef d'état-major israélien, Herzi Halevi, avait annoncé vouloir "démanteler complètement le Hamas".

Aide à Gaza. L'aide internationale arrive au compte-gouttes depuis samedi dans la bande de Gaza via l'Égypte mais en quantité très insuffisante, selon l'ONU. Une partie des produits alimentaires acheminés, comme le riz et les lentilles, n'est pas utilisable faute d'eau pour les faire cuire, a déploré mardi l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui a dit qu'elle serait contrainte de cesser ses opérations dans la bande de Gaza mercredi soir faute de carburant.

Économie et tensions régionales. La guerre pourrait avoir "un grave impact sur le développement économique" au niveau régional et mondial, s'est ému le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, à l'ouverture d'un important forum d'investisseurs à Ryad.

T.G.

Sur lemême thème

  • #Emmanuel Macron
  • #Israël
  • InternationalIsraël et le Hamas à nouveau en guerre
Loading...