Israël est sur le point de déclencher une nouvelle attaque écrasante contre la bande de Gaza. Et alors ?
Le gouvernement israélien a appliqué une politique punitive baptisée « tondre l’herbe ». Il considère le cycle de représailles contre le Hamas comme une tâche nécessaire mais désagréable pour empêcher l’organisation terroriste de devenir incontrôlable.
Mais cela offrait au gouvernement israélien un moyen de « donner un coup de pied à la poubelle » et de ne pas aborder les questions de droit territorial, civil, humanitaire et international qui sous-tendent les crises dans la bande de Gaza et en Cisjordanie en Palestine.
Deux décennies et des centaines de civils israéliens et palestiniens plus tard, l’attaque surprise du 7 octobre prouve que la stratégie a échoué de façon spectaculaire, estime Raphael Cohen, analyste du groupe de réflexion RAND.
« Il ne s’agissait pas seulement d’un échec en matière de renseignement et d’un échec opérationnel, mais aussi d’un échec stratégique plus vaste », affirme-t-il.
Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu a été totalement pris au dépourvu. À tel point qu’elle a même détourné de nombreuses unités militaires gardant la frontière de Gaza pour protéger les colons israéliens illégaux en Cisjordanie.
Baptisées « Opération Épées de Fer », les représailles de Netanyahu devraient dépasser de loin toutes les opérations de « tonte de l’herbe » passées. Plus de 360 000 réservistes ont été mobilisés pour une campagne terrestre majeure, dont beaucoup avaient juré de ne pas participer au service militaire après que Netanyahu a récemment décidé de vider le pouvoir de la Cour suprême d’Israël.
Mais dans quel but ?
Des membres clés du « cabinet de sécurité d’unité d’urgence » de Netanyahu ont exigé une « stratégie de sortie » de Gaza. Ils craignent une répétition des échecs du passé, avec une nouvelle génération de djihadistes née des «...
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