Depuis au moins 2008, lorsque le journaliste technologique américain Nicholas Carr a demandé : « Google nous rend-il stupides ? », il y a eu un sentiment de crise autour de nos capacités de concentration. La distraction est partout, tout comme ses antidotes putatifs. Des applications telles que PawBlock, proposant de jolies images d'animaux au lieu de votre solution sur les réseaux sociaux, et des modes d'écran tels que Focus de Microsoft, sont les versions technologiques de la pleine conscience, la panacée perçue pour tous les maux modernes. D’un autre côté, les programmes de lecture rapide tels que QuickReader promettent d’absorber plus de contenu en moins de temps. Nous sommes totalement en conflit sur la relation entre concentration et distraction.
Derrière ces inquiétudes et leurs remèdes se cachent deux hypothèses liées, généralement imputées à notre dépendance aux effets dopaminergiques des médias sociaux. La première est que notre distraction est à la fois récente et négative ; la seconde, que notre concentration était meilleure dans le passé. Carr se souvient qu'autrefois, il lisait de manière immersive, s'engageant profondément dans la narration, comme un plongeur sous-marin. Il est désormais un lecteur de jetski, parcourant la surface à ...
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