Privés de passeport, les exilés biélorusses perdent espoir

News.com.au - 23/10
Lorsque la police biélorusse a commencé à frapper aux portes et à interroger des citoyens soupçonnés d'avoir participé à des rassemblements en faveur de la démocratie il y a trois ans, Maxim Isayev savait qu'il ne pourrait jamais revenir en arrière.

Lorsque la police biélorusse a commencé à frapper aux portes et à interroger des citoyens soupçonnés d'avoir participé à des rassemblements en faveur de la démocratie il y a trois ans, Maxim Isayev savait qu'il ne pourrait jamais revenir en arrière.

Comme des milliers d'autres, l'ingénieur de 32 ans et père de deux enfants a manifesté pacifiquement contre la réélection contestée de l'homme fort Alexandre Loukachenko en 2020 et est actuellement recherché par les autorités du pays.

"Je sais qu'ils sont venus à mon adresse en Biélorussie et qu'ils m'ont recherché", a déclaré Maxim à l'AFP à Varsovie, où il vit désormais avec sa femme et ses enfants.

On estime que plus de 100 000 personnes ont quitté la Biélorussie depuis que les forces de sécurité ont commencé à réprimer violemment les dissidents, dont beaucoup ont fui vers la Pologne voisine et les États baltes.

Loukachenko veut désormais les exclure définitivement.

En janvier, il a signé une loi autorisant les tribunaux à priver de leur citoyenneté les dissidents « extrémistes » vivant à l’étranger, et en septembre, il a empêché les ambassades biélorusses de délivrer des passeports.

La décision prive effectivement des milliers de dissidents biélorusses de la possibilité de renouveler leur passeport à moins qu’ils ne reviennent, ce qui rend difficile pour eux de voyager à l’étranger, d’accéder aux services publics, d’ouvrir des comptes bancair...
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