D’après un récent rapport du Sénat (2023), le harcèlement scolaire et le cyber-harcèlement concernent de plus en plus d’élèves. À l’école primaire, 24,7 % des élèves scolarisés en CM1 et CM2 déclarent avoir été victimes d’au moins une violence de façon répétée. Ce chiffre passe à 46 % au collège. Le harcèlement est un peu moins important au lycée, mais il concerne tout de même 4 % des étudiants. La plupart du temps, une victime de harcèlement a honte de sa situation et n’ose pas en parler, même à ses parents. Plusieurs signes peuvent indiquer qu’un enfant se fait embêter par ses camarades de classe, voici lesquels.
Plusieurs signes doivent tirer la sonnette d’alarme, mais celui-ci est le premier. Bien que l’école puisse parfois ennuyer un enfant, il ne faut pas confondre la flemmardise et l’angoisse de s’y rendre. S’il a de plus en plus de mal à se lever le matin, qu’il pleure ou fait des crises pour ne pas y aller, invente des prétextes, c’est peut-être parce qu’il redoute grandement ce qu’il va se passer derrière la porte de l’école. Il est important de veiller à son comportement et de vous montrer doux, à l’écoute et sans jugement pour que votre enfant s’ouvre à vous.
Un enfant qui joue et revient avec le jean tâché de vert parce qu’il s’est amusé sur l’herbe, il n’y a rien de mal à cela. Néanmoins, s’il revient à la maison constamment avec des bleus, des égratignures, et qu’il lui manque des affaires, interrogez-vous sur la situation. Pour minimiser les faits ou ne pas vous inquiéter, un enfant est capable de très bien mentir. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de personnes de confiance pour savoir si votre progéniture est victime de harcèlement scolaire.
À l’instar des adultes, les enfants songent aux journées qu’ils ont passées avant de trouver le sommeil. S’il est victime de maltraitance, il y repensera forcément dans son lit. Cette angoisse permanente que ça recommence peut se traduire par du stress, des maux de ventre, des cauchemars… C’est également une réaction en chaîne puisque après une mauvaise nuit, il sera irrité, agressif, et parviendra encore moins à se concentrer en classe. Si votre enfant a un téléphone portable, observez également son attitude après avoir passé quelques minutes sur son smartphone. Est-il encore plus replié sur lui-même et triste après l’avoir eu entre les mains ? Pour beaucoup d’élèves, le harcèlement continue une fois les portes de l’école fermée, notamment par le biais des réseaux sociaux.
Le harcèlement scolaire peut jouer sur l’état de santé de l’enfant, sur son comportement, mais également sur ses résultats scolaires. Déjà tracassé par tout ce qui se passe autour de lui, un enfant victime de harcèlement aura des difficultés à se concentrer en classe. Il associe l’école à un environnement dangereux, où il doit constamment rester sur ses gardes. Lorsqu’il sera en âge de le faire, si la situation n’est pas réglée à temps, il pourra aller jusqu’à sécher les cours pour croiser le moins possible ses ravisseurs.
Peu importe la situation et le contexte, observez ses potentiels changements de comportement. Soyez par ailleurs une oreille rassurante pour lui. Surtout, ne faites rien sans son accord. Par exemple, n’allez pas vous-même attraper ses bourreaux ou leurs parents. Organisez, avec son accord, une rencontre avec son professeur principal, l’infirmière de l’établissement ou à tout autre adulte en qui il a confiance. Ensuite, mettez des actions en place pour qu’il gagne en confiance en lui : des cours de théâtre ou de sport. En cas de grande détresse chez l’enfant, ne tardez pas : prenez un rendez-vous chez un psychologue.
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