VIDÉO - Aéroports, écoles, château de Versailles... Comment les forces de l'ordre traitent les alertes à la bombe

LCI - 20/10
[VIDÉO] - Ce jeudi encore, une dizaine d'aéroports, ainsi que le château de Versailles, ont dû être évacués à cause de fausses alertes à la bombe. Comment les forces de l'ordre traitent-elles ces menaces et identifient-elles les auteurs ? Une équipe de TF1 s'est rendue au centre de commandement de la police du Nord.

Ce jeudi encore, une dizaine d'aéroports, ainsi que le château de Versailles, ont dû être évacués à cause de fausses alertes à la bombe.
Comment les forces de l'ordre traitent-elles ces menaces et identifient-elles les auteurs ?
Une équipe de TF1 s'est rendue au centre de commandement de la police du Nord.

Aéroports, lycées et autres bâtiments publics évacués... Les mêmes images sont diffusées dans les médias et sur Internet depuis une semaine. Jeudi 19 octobre, le château de Versailles, a même été évacué pour la quatrième fois en cinq jours seulement. Et à chaque fois, des forces de l'ordre sont mobilisées. 

Qui se cachent derrière ces fausses alertes ? À l'aéroport de Lille (Nord), évacué pour la deuxième fois en deux jours, la direction a reçu mercredi un mail anonyme : "Il y a une bombe qui se trouve à l'intérieur de l'aéroport, elle a été déposée par un sympathisant de l'État islamique. J'ai tout essayé pour le convaincre de ne pas le faire, il est mon cousin, svp dépêchez-vous."

Si l'auteur du message n'a pas été identifié, la menace a pu être écartée.

Systématiquement, nous engageons des équipages pour aller lever le doute.

Mathieu Legrand, chef du centre d'information et de commandement (CIC) du Nord

À Lille, toutes les alertes sont reçues au centre de commandement de la police du Nord. Une policière filmée par TF1, dans le reportage du 20H visible en tête de cet article, est par exemple au téléphone avec un habitant de Douai pour un colis abandonné. Elle prévient immédiatement l'un de ses collègues, chargé de mobiliser les éléments les plus proches. "J'ai envoyé une BST (Brigade spécialisée de terrain, ndlr), une brigade qui est un peu polyvalente, qui fait des interventions un peu plus risquées", détaille l'agent.

Pour les policiers, chaque menace doit être traitée avec la même vigilance. Ce que confirme à notre micro le commandant Mathieu Legrand, chef du centre d'information et de commandement (CIC) du Nord : "La sécurité prévaut. C'est-à-dire que systématiquement, nous engageons des équipages pour aller lever le doute."

Lire aussi

Jeudi soir, le ministère de l'Intérieur indiquait que 18 personnes avaient été interpellées dans les 48 heures précédentes, et les poursuites judiciaires devraient suivre. 

À Rouen en Seine-Maritime, un jeune homme de 17 ans a été condamné à 15 mois de prison avec sursis. Il avait lancé des fausses alertes dans des collèges et lycées, provoquant 24 évacuations. "Il n'y a aucune conviction, qu'elle soit politique, religieuse ou personnelle. Il a pris exemple d'une menace qui avait eu lieu à Chambéry quelques jours auparavant et il a réitéré à plusieurs reprises des mails à peu près identiques", détaille l'avocat du mis en cause, Me Aymeric Amand.

Les malfrats risquent trois ans de prison ferme et 45.000 euros d'amende. Et devront indemniser les établissements fermés qui ont rencontré des pertes économiques.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Maurine Bajac, Marion Fiat, Jean-Pierre Féret

Sur lemême thème

  • #Forces de l'ordre - armée - pompiers
  • #Le 20h
  • Police, justice et faits diversFausse alerte attentat à Paris
Loading...