Alors que la guerre à Gaza continue de s’intensifier, l’Autorité palestinienne reste visiblement silencieuse. Depuis sa création en 1993, et particulièrement depuis la Deuxième Intifada, au début des années 2000, l’AP a perdu sa crédibilité non seulement sur le plan diplomatique mais aussi auprès du peuple palestinien. Le Hamas s’est empressé de combler le vide qui en a résulté en termes d’idées, de politique et de sécurité. Aujourd’hui, le peuple palestinien en paie le prix. Tout arrangement politique conclu après cette guerre à Gaza doit se concentrer non seulement sur l’avenir de la bande côtière mais également sur la réhabilitation de l’Autorité palestinienne.
Depuis la signature des Accords d’Oslo en 1993, le peuple palestinien se trouve confronté à deux visions concurrentes et irréconciliables de son avenir. L’une d’elles, proposée par l’Organisation de libération de la Palestine – un groupe laïc, mais en aucun cas démocratique, et parent de l’Autorité palestinienne – envisageait un processus diplomatique menant à un État palestinien aux côtés d’Israël. L’autre, promu par le Hamas, un groupe terroriste désigné et membre du réseau plus large des Frères musulmans, appelait à la création d’un État palestinien du Jourdain à la Méditerranée – en d’autres termes, la destruction d’Israël – à travers violence. Diplomatie, terrorisme, gouvernance, œuvres caritatives, organisation politique, messagerie : les opposants ont utilisé tous les outils à leur disposition pour faire avancer leurs objectifs, tant sur le terrain que dans le cœur et l’esprit des Palestiniens.
Dans les jours qui ont immédiatement suivi la signature des accords d’Oslo,...
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