Comment Mike Flanagan joue avec l'héritage d'Edgar Allan Poe dans La Chute de la Maison Usher

Première - 19/10
Du Chat noir au Corbeau, la série Netflix est truffée de clins-d'œil à différentes histoires de l’auteur.

Du Chat noir au Corbeau, la nouvelle série horrifique de Netflix est truffée de clins-d'œil à différentes histoires de l’auteur.

La Chute de la maison Usher, la nouvelle série de Mike Flanagan sortie juste avant Halloween sur Netflix, est une réécriture de la nouvelle éponyme d’Edgar Allan Poe. Néanmoins sous ses airs d’adaptation très libre, il s’agit en fait d’une mosaïque de références aux autres œuvres de l’auteur. Des clins-d'oeils à ses nouvelles les plus célèbres, comme à ses poèmes les plus cachés, le créateur de The Haunting of Hill House rend un hommage gigantesque à l'écrivain américain phare du XIXe siècle. Tout en parvenant à proposer une histoire moderne, un récit critiquant les travers de son époque.

Des noms des personnages jusqu’à la mise en scène de certains événements clés, en passant par les titres des épisodes, bien sûr, la série est irriguée par l’univers gothique de l’écrivain.  

Voici une cartographie des références présentes dans la série. Netflix en a répertorié une partie sur son site, Tudum, et les voici réunies épisode par épisode, pour ne pas trop s'y perdre. Attention aux spoilers : l'article qui suit est logiquement destiné aux lecteurs qui ont vu la série (et qui ont lu Poe, même si on essaye pour le coup de ne pas trop divulgâcher ses récits).

La Chute de la maison Usher sur Netflix : Succession chez Edgar Allan Poe [critique]

Episode 1 : Sur le minuit lugubre 

Le premier épisode s’annonce déjà comme le premier vers d’un poème, puisque son titre reprend le début du Corbeau “Une fois, par un minuit lugubre…”. On assiste à la présentation des personnages principaux, Roderick et Madeline Usher (Bruce Greenwood et Mary McDonnell), directement inspirés des personnages éponymes de la nouvelle de Poe. On découvre leur enfance difficile en flash-back et le destin tragique de leur mère Eliza (Annabeth Gish) qui porte le même prénom que celle de l’écrivain. Sa fin funeste reprend directement un thème de prédilection de Poe, qui est celui de l’enterrement précoce, présent dans plusieurs œuvr...
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