L’histoire de la vie de Carla Bley se déroule comme une composition de Carla Bley : elle ne va jamais là où on l’attend, mais elle finit par s’articuler d’une manière agréable et singulière. Bley est décédée mardi à l'âge de 87 ans, mettant ainsi fin à sa carrière de peut-être la plus grande compositrice vivante, comme l'a récemment décrite le chef d'orchestre Darcy James Argue.
La compositrice, claviériste et arrangeuse américaine a débuté sa carrière dans les années 1950 en tant qu'adolescente vendant des cigarettes aux clients des clubs de jazz de New York. Le travail et son titre donnent une idée du temps passé et de l'environnement inhospitalier pour une jeune musicienne non chanteuse dans ce qui reste un milieu très masculin. Elle rencontre et entame une relation avec le pianiste d'avant-garde Paul Bley, qui l'encourage à mettre en œuvre sa formation musicale d'enfance en composant. Plus tard, elle fut l’arme secrète du Liberation Music Orchestra de Charlie Haden, un ambitieux mélange d’impulsions politiques et musicales pro...
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