Les dirigeants des deux côtés du conflit israélo-palestinien sont depuis longtemps conscients du pouvoir de la démographie.
Les politiciens israéliens étaient las du taux de natalité historiquement plus élevé parmi les Arabes, qui les submergerait sûrement dans un État binational partagé. Yasser Arafat, ancien président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a déclaré un jour : « Le ventre de la femme arabe est mon arme la plus puissante. »
Bien plus que la Cisjordanie, la bande de Gaza est, en ce sens, un lieu d’extrêmes. Avec une superficie équivalente à celle de Manchester et de Birmingham, avec environ 16 300 habitants par kilomètre carré, c'est l'un des endroits les plus densément peuplés de la planète.
La mainmise d’Israël sur ses frontières a exacerbé les difficultés et alimenté à son tour le ressentiment.
Le politologue norvégien Henrik Urdal étudie depuis des décennies la relation entre démographie et instabilité. C'est écrit sur le mur « depuis...
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