Dans la stratégie « Hug Bibi » de Biden

Franklin Foer - The Atlantic - 17/10
Le président estime que la meilleure façon de façonner la stratégie israélienne est de commencer par rassurer, puis d’utiliser la confiance qu’il a bâtie.

Avec son voyage en Israël demain, Joe Biden deviendra le deuxième président américain à se rendre à l’étranger dans une zone de guerre active qui n’est pas contrôlée par sa propre armée. Le premier était aussi Joe Biden. Lorsqu'il s'est aventuré à Kiev en février dernier, il est arrivé pendant une accalmie dans les combats. Cette fois, il se lance dans un conflit qui s’intensifie. Il sera, même brièvement, l’équivalent d’un bouclier humain, d’un moyen de dissuasion temporaire contre une potentielle fusillade de roquettes du Hezbollah, car frapper un président américain est un risque que l’armée mandatée par l’Iran au Liban voudra sûrement éviter.

La visite de Biden n’est pas simplement un geste dramatique de solidarité né de son sionisme profondément ressenti. Il s’agit d’une mission stratégique, expression de son approche hautement psychologique de la ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...