Un truisme en matière de sécurité nationale est que les dirigeants sont constamment confrontés à un dilemme dans lequel aucun des deux choix n’est bon. En temps de guerre surtout, ce choix peut être atroce. Aujourd’hui, les dirigeants israéliens sont confrontés à un tel défi : les otages.
Le Hamas a imposé une guerre à Israël, déclenchée par les horribles atrocités commises par le groupe islamiste basé à Gaza. Lors de l'attaque du 7 octobre, les terroristes du Hamas ont assassiné plus de 1 300 Israéliens chez eux, sur leur lieu de travail et lors d'un festival de musique, criblant des bébés de balles et mutilant les corps d'autres personnes ; ils ont ramené des dizaines de survivants à Gaza en otages.
Au milieu de l’horreur et du carnage, ces otages ne doivent pas être négligés ni oubliés. La philosophie d’Israël a toujours été façonnée par le sentiment que ses ennemis – cherchant la destruction de l’État juif – doivent comprendre que quel que soit le prix qu’ils pourraient imposer, ils paieraient 50 fois plus. Mais une autre partie de cette philosophie insiste sur le fait qu’aucun Israélien n’est abandonné.
Cet état d’esprit instinctif a donné lieu dans le passé à un certain nombre d’échanges de prisonniers, notamment la décision du Premier ministre Benjamin Netanyahu en 2011 d’échanger plus de 1 000 Palestiniens emprisonnés – dont beaucoup avaient du sang israélien sur les mains – contre un seul soldat, Gilad Shalit. Yahya Sinwar, l’actuel dirigeant du Hamas à Gaza et l’un des cerveaux de l’attaque de ce mois-ci, et Ali Qadhi, qui a dirigé l’attaque et a depuis été...
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