Depuis le début du conflit, ils sont au cœur de toutes les inquiétudes. Quelque 199 personnes ont été capturées par le Hamas dans le sillage dans son attaque surprise contre Israël, selon l'État hébreu, tandis que le mouvement islamiste palestinien a dénombré 200 à 250 otages. "La France est pleinement mobilisée pour tout faire pour obtenir la libération" des ressortissants retenus, les Français comme les autres, a assuré mardi le président Emmanuel Macron depuis Tirana, en Albanie, où il est en visite. Il est notamment revenu sur une vidéo diffusée par le Hamas lundi soir montrant Mia Schem, une Franco-Israélienne de 21 ans visiblement blessée, dont il a confirmé l'identité.
"J'ai visionné cette vidéo et je veux dire à la famille de Mia Schem notre soutien, notre affection. Et le dire à l'ensemble des familles qui ont des enfants ou des proches portés disparus", a-t-il déclaré. "Avoir pris des otages civils comme militaires, de toutes nationalités, et faire le chantage dans cette période est absolument odieux et inacceptable", a-t-il insisté. Peu de temps avant, la mère de la jeune femme avait appelé les dirigeants du monde à tout faire pour sauver sa fille.
"Nous sommes en train de mettre en place tout ce qui est en notre pouvoir pour obtenir" la libération des otages, a martelé le chef de l'État, précisant que Paris est en contact actuellement avec "les autorités israéliennes et par des puissances amies intermédiaires, avec le Hamas". "Très prudent", il a toutefois refusé d'en "dire davantage" à ce sujet pour "ne pas créer d'attentes qui seraient déçues et ne pas mettre en péril les discussions intenses en cours". Mais "elles avancent, nous sommes heure par heure à leur suivi", a-t-il assuré.
Le Hamas a affirmé que 22 otages ont perdu la vie depuis le début du conflit dans des frappes israéliennes contre Gaza, tandis que l'État hébreu a reconnu avoir découvert des "cadavres" d'otages lors d'incursions dans l'enclave palestinienne.
Emmanuel Macron a également annoncé qu'il se rendrait dans la région "dans les prochains jours ou prochaines semaines", "dès que je considérerai que nous avons un agenda utile et des actions très concrètes à y conduire", à savoir "quand nous pourrons obtenir un accord concret soit sur la non-escalade, soit sur les questions humanitaires". "Pour la France, la sécurité d'Israël, la lutte contre tous les groupes terroristes, mais aussi le processus de paix et la solution politique sont un tout inséparable. C'est cet agenda qu'il faut retrouver", a-t-il martelé. D'ici là, "je vais continuer les consultations et les discussions", a-t-il indiqué.
Le chef de l'État a par ailleurs redit la "solidarité" de la France à l'égard d'Israël face à l'attaque du Hamas. "J'ai pu aussi passer ces derniers jours des messages d'alerte demandant le respect du droit humanitaire et international pour les populations civiles de Gaza et en Cisjordanie, et la non-escalade du conflit au Liban", a-t-il poursuivi, tandis qu'Israël bombarde sans relâche la bande de Gaza et prépare une offensive terrestre. Si le droit de l'État hébreu à se défendre est "légitime", il doit "être compatible" avec "le respect du droit international, humanitaire, le respect des civils et des populations", a-t-il souligné, appelant plus que jamais à "s'engager avec ambition le processus de paix".
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