Le Festival de Cannes 2021 n’est bien sûr pas un festival comme ses précédents, le serial-killer COVID-19 est passé par là, fermant de nombreux mois les salles de cinéma pendant des mois, et transformant les pratiques de consommation des spectateurs qui se sont habitués aux plateformes et aux petits écrans.
C’est donc un retour du film en salles que l’on célèbre ici, même si concomitamment l’exploitation cinématographique a beaucoup de mal à remonter la pente après la pandémie et que, de moins en moins, nous regarderons les films dans une salle de cinéma.
L’an dernier en mai, ce sont les sangliers qui se promenaient la nuit sur la Croisette et non pas les festivaliers la tête dans les étoiles. Personne n'a pu faire ce qu'il voulait en mai cette année non plus, et nous voici en juillet 2021, sous la chaleur estivale de la Côte d’Azur, 30° à l’ombre.
Le tempo n’est pas le même avec la chaleur, et se rajoute aussi cette année les contrôles du Pass sanitaire ou d’attestation de test PCR de moins de 48h. Signe des temps aussi, le billet réservé en ligne est obligatoire, y compris pour les journalistes. Des petites règles digitales auxquelles il faut se soustraire, sinon, pas d’entrée dans le Palais. Les habitudes sont vite prises, et la fluidité retrouvée pour enchaîner les séances.
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Le rythme de projection est soutenu car cette année la compétition est pléthorique, 24 films, avec de nombreux films qui durent deux heures, voire 3 et le pouce pour le film de la cinéaste hongroise Ildiko Enyedi, L’Histoire de ma femme.
A mi-parcours, ou presque, aucun film ne peut encore prétendre à une Palme d’or d’or tant le nombre de films encore à venir et les auteurs en présence est importante : Jacques Audiard, Ashgar Fahradi, Kirill Serebrennikov, Nabil Ayouch, Bruno Dumont, Wes Anderson, entre autres, seront présents -sauf le cinéaste russe Serebrenn...
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