La ville désertée par ses habitants est sur le front depuis près de neuf ans. Avdiïvka, une ville de la région de Donetsk, est désormais au cœur de l'offensive russe sur l'Ukraine. Depuis plusieurs jours, l'armée de Moscou multiplie les tentatives de percées, affirmant ce jeudi 12 octobre avoir "avancé" à l'est de cette ville. Mais Volodymyr Zelensky assure que son armée "tient bon". Une bataille d'autant plus cruciale que les troupes de Kiev se préparent à l'hiver. On fait le point sur les informations de ces dernières 24 heures.
Les combats font rage à Avdiïvka. Des sources ukrainiennes ont déclaré que des combats intenses sont en cours dans le secteur d'Avdiïvka pour la troisième journée consécutive, tandis que l'armée russe a fait état d'avancées dans cette zone. "Les actions du groupe de forces du sud, soutenues par l'aviation, les tirs d'artillerie et les systèmes de lance-flammes lourds, ont amélioré la situation le long de la ligne de front dans les environs d'Avdiïvka ", a assuré un communiqué du ministère russe de la Défense. Si les autorités ukrainiennes sur place reconnaissent que l'armée russe a bien lancé une attaque d'artillerie sur la ville dans la matinée et qu'elle tire sans relâche, elles nient une quelconque défaite sur place. "Nos défenseurs ont repoussé toutes les attaques ennemies et empêché la perte de lignes et de positions", a ainsi déclaré le porte-parole des forces ukrainiennes, Andriy Kovalyov. "Nous tenons bon" à Avdiïvka, s'est également félicité le président ukrainien sur le réseau X (ex-Twitter). "C'est le courage et l'unité des Ukrainiens qui détermineront la fin de cette guerre. Nous devons tous nous en souvenir", a exhorté Volodymyr Zelensky.
Un "cratère de drone" en Roumanie. L'autre cible stratégique pour Moscou, c'est évidemment l'embouchure du Danube et son port d'Izmaïl, la seule porte de sortie pour les céréales ukrainiennes. Or, cette zone stratégique est située à cheval entre l'Ukraine et la Roumanie, un pays membre de l'Otan. C'est là que jeudi, l'armée de Bucarest a découvert des dégâts au sol causés par la "possible explosion" d'un drone à la suite des attaques russes nocturnes sur des infrastructures portuaires en Ukraine voisine. "Vers 5h du matin, les équipes au sol ont signalé la découverte d'un cratère de drone, avec une possible explosion à l'impact, dans une zone de végétation", à environ 3 km à l'ouest du village de Plauru, a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué. "Des mesures ont été prises pour sécuriser la zone" et les alliés de l'Otan "sont informés en temps réel", a-t-il ajouté.
Suspicion d'empoisonnement à Paris. Une enquête a été ouverte à Paris pour "suspicion d'empoisonnement" de la journaliste russe Marina Ovsiannikova. Réfugiée dans la capitale après avoir brandi à la télévision d'État russe une pancarte dénonçant l'invasion de l'Ukraine, elle a eu malaise en pleine rue, à proximité de son domicile, dans le centre de la capitale. Elle a affirmé avoir été empoisonnée par les Russes, selon une autre source proche du dossier. "Je crains pour ma vie. Quand je parle à mes amis en Russie, ils me demandent ce que je préfère : le novitchok, le polonium ou un accident de voiture", avait-elle dit en février dernier lors d'une conférence de presse à Paris. Une enquête a été ouverte et des prélèvements étaient en cours à son domicile. Une troisième source proche du dossier a souligné qu'"à ce stade, aucun élément" ne permettait d'accréditer un empoisonnement.
La Russie suspendue par le CIO. De quoi isoler encore un peu plus la Russie sur la scène diplomatique. Si bien que le Comité international olympique (CIO) a décidé de suspendre le comité national olympique russe "avec effet immédiat". Cette décision prive automatiquement l'instance russe des financements olympiques, mais n'a pas de conséquences sur l'éventuelle présence d'athlètes russes sous bannière neutre aux JO-2024 de Paris, qui sera décidée par le CIO "au moment approprié", a précisé un porte-parole. Une décision qualifiée de "politique" et "contre-productive" par le Comité olympique russe.
Poutine sort pour la première fois de Russie depuis son mandat d'arrêt. Reste que Moscou possède encore quelques rares alliés, et notamment le Kirghizstan. C'est là que Vladimir Poutine s'est rendu ce jeudi pour son tout premier déplacement à l'étranger depuis qu'il es...
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