Les prisons tentaculaires de la Syrie et ses pratiques de torture vicieuses ont longtemps été documentées et condamnées, pour ensuite se heurter à l’impunité et aux moqueries du président du pays, Bachar al-Assad.
Mais mardi, la Cour internationale de Justice de La Haye – la plus haute instance judiciaire du monde – a tenu une audience sur la torture et d’autres abus en Syrie. C’est la première fois qu’un tribunal international se penche sur les pratiques souvent meurtrières qui auraient été mises en œuvre par les hommes de main de M. al-Assad alors qu’ils écrasaient leurs opposants pendant 12 ans de guerre civile.
Le Canada et les Pays-Bas ont déposé une plainte en juin auprès de la Cour internationale de Justice, affirmant que la Syrie avait violé à plusieurs reprises et à « une échelle massive » la Convention contre la torture, que les trois pays avaient ratifiée. Le Canada et les Pays-Bas ont déclaré qu'ils avaient le droit de porter leur cause devant les tribunaux parce qu'ils sont parties à la convention.
Parmi les violations commises en Syrie, l’affaire cite le « traitement odieux » infligé à des milliers de personnes détenues dans des centres de détention, notamment le recours à la torture, les disparitions...
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