Moscou ne faiblit pas. Depuis ce mardi 10 octobre, elle tente "d'encercler" la ville d'Avdiïvka, dans l'est de l'Ukraine, en accumulant les attaques. Selon Kiev, ce village stratégique est depuis hier la cible de bombardements "massifs". Face à cet ennemi qui continue son invasion, le président ukrainien s'inquiète de voir la communauté internationale se détourner de l'Ukraine, pour se concentrer sur l'offensive du Hamas en Israël. Raison pour laquelle Volodymyr Zelensky est arrivé ce mercredi à Bruxelles, au siège de l'Otan, pour rencontrer les ministres de la Défense de l'alliance transatlantique. La veille, il était en Roumanie pour évoquer le transit de céréales.
La Russie tente "d'encercler" une ville stratégique. Avdiïvkan, dans l'est de l'Ukraine, est la cible depuis mardi matin de bombardements "massifs" par les forces russes qui "tentent de l'encercler", la ville, selon le chef de l'administration militaire de la localité. "Depuis plus d'un an, le risque que la ville soit occupée existe", a rappelé Vitaly Barabas, "mais aujourd'hui, la situation s'est rapidement aggravée", a-t-il ajouté. Selon lui, quelque 1600 habitants vivent encore dans cette ville située sur le front depuis 2014. Depuis l'invasion russe de février, les Russes tentent régulièrement des offensives pour prendre Avdiïvka, de quoi faire fuir les quelque 30.000 habitants qui y vivaient avant l'invasion russe de l'Ukraine.
Kiev rétorque, mais demande de l'aide. Plus tard dans l'après-midi, l'armée ukrainienne a toutefois annoncé avoir "repoussé toutes les attaques de l'ennemi et empêché la perte de positions et de lignes" dans le secteur d'Avdiïvka. Au-delà de se défendre, Kiev essaye depuis le printemps dernier de porter la guerre sur le territoire russe en bombardant des zones frontalières et en lançant des drones en direction de bases militaires et de villes russes. Deux civils ont ainsi été tués mardi dans une frappe contre la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a indiqué sur Telegram le gouverneur local, Viatcheslav Gladkov.
Washington rassure. En pleine crise politique et avec la guerre qui fait son retour au Proche-Orient, l'Occident s'inquiète de la fin du soutien des États-Unis à l'Ukraine. Mais Washington se veut rassurant. Le renforcement de l'aide militaire américaine à Israël n'affectera pas le soutien à Kiev, a assuré l'ambassadrice américaine à l'Otan, Julianne Smith. "Je pense que les États-Unis seront capables de rester concentrés sur notre partenariat et notre engagement envers la sécurité d'Israël et de tenir à la fois nos engagements et notre promesse de continuer à soutenir l'Ukraine", a souligné l'ambassadrice, à la veille d'un Conseil des ministres de la Défense de l'Alliance atlantique.
Les craintes de Zelensky. Ce qui n'a pas semblé convaincre le président ukrainien. Dans un entretien accordé à France 2, Volodymyr Zelensky a exprimé son inquiétude de voir la communauté internationale se détourner de l'Ukraine avec la "tragédie" qui frappe Israël suite aux attaques du Hamas. "Je ne voudrais pas faire de comparaison. Une guerre terrible est en cours dans notre pays. En Israël, beaucoup de personnes ont perdu leurs proches. Ces tragédies sont différentes, mais toutes les deux sont immenses", a-t-il affirmé. Il a toutefois prévenu que "l'attention internationale risque de se détourner de l'Ukraine, et cela aura des conséquences".
Zelensky multiplie les coups diplomatiques. Raison pour laquelle, peut-être, il a paru nécessaire aux yeux de Volodymyr Zelensky de se rendre à Bruxelles. Pour la première fois depuis le début de l'offensive, le président ukrainien s'est rendu au siège de l'Otan, où se tient la réunion des ministres de la Défense de l'alliance transatlantique. La veille, le chef de guerre était en Roumanie pour la première fois depuis le début de la guerre. Il a tenu des pourparlers avec son homologue roumain Klaus Iohannis au sujet de "la situation sécuritaire, en particulier dans la région de la mer Noire", après des bombardements russes répétés ayant visé des ports du Danube situés à la frontière entre les deux pays. Les deux dirigeants on...
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