Alors que la secrétaire au Trésor Janet L. Yellen arrive cette semaine au Maroc pour rencontrer ses homologues internationaux, elle représentera un pays qui a dirigé la reprise économique mondiale post-pandémique mais qui est désormais aux prises avec un dysfonctionnement politique potentiellement déstabilisateur.
L’Amérique a failli faire défaut sur sa dette au cours de l’été et s’est dirigée sur la pointe des pieds vers une fermeture du gouvernement le mois dernier alors que les républicains se disputaient sur les niveaux appropriés de dépenses fédérales et sur l’opportunité de financer davantage d’aide à l’Ukraine. Ces événements ont culminé avec l’éviction, la semaine dernière, du représentant Kevin McCarthy en tant que président de la Chambre, une évolution qui soulève la question de savoir si les États-Unis peuvent réellement se gouverner eux-mêmes, et encore moins diriger le monde.
La dynamique politique devrait mettre à rude épreuve la crédibilité des États-Unis lors des réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, qui s'ouvrent lundi à Marrakech. Mme Yellen devrait faire pression sur les gouvernements européens pour qu’ils fournissent davantage...
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