Quelques minutes seulement après son éviction historique de son poste de président, le représentant Kevin McCarthy a donné un conseil direct à son successeur : « Changez la règle ».
La règle en question permet à un seul membre de la Chambre d’imposer une action sur une résolution visant à destituer le président, comme l’a fait cette semaine le représentant Matt Gaetz, républicain de Floride. Cette décision a déclenché un coup d’État réussi, lorsqu’un bloc rebelle composé de huit républicains extrémistes s’est joint aux démocrates pour déclarer le fauteuil de président vacant, forçant ainsi M. McCarthy à démissionner.
Aujourd’hui, le sort de cette règle devient un élément central du débat entourant la sélection d’un nouvel orateur qui serait à la merci des mêmes calculs impitoyables si rien ne change.
À la suite du renversement de M. McCarthy, de nombreux républicains traditionnels ont exigé que la Chambre abandonne la motion uninominale de démission, comme l'ont fait les démocrates lorsqu'ils contrôlaient la Chambre.
Ils soutiennent qu’un changement empêcherait le prochain orateur de se retrouver dans la même situation que celle de M. McCarthy lorsque, comme c’est probable, il devra conclure une sorte d’accord avec les démocrates sur le financement gouvernemental que l’extrême droite trouvera répréhensible. Ils voient l’élection d’un nouveau président comme un momen...
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