« Il faut revenir », de Hala Moughanie
« À mes parents qui ne comprendront pas. À mes enfants, pour qu’ils comprennent ».
Son épitre dédicatoire donne le ton des 280 pages qui suivent. Car Hala Moughanie ne mâche pas ses mots. Dans ses textes dramaturgiques, le lecteur percevait déjà son rapport de jongleuse avec les mots, ses formules qui accrochent, sa manière de bien installer une scène. La critique ne s’y est pas trompée non plus. Moughanie a reçu plusieurs distinctions littéraires, dont le Prix du théâtre de la Colline pour l’ensemble de son œuvre dramatique, Prix RFI Théâtre en 2015 avec Tais-toi et creuse (Dar Arcane, 2013), Prix du quartier des auteurs du Tarmac, La mer est ma nation (inédit, 2017).
Dans son premier roman Il faut revenir aux éditions Project’îles – qu’elle signe à l'université Haigazian, ce samedi de 15h à 18h, dans le cadre de Beyrouth Livres – la jeune auteure raconte, ou plutôt dissèque avec un humour féroce l’histoire de Lila qui retourne vivre au Liban. Confrontée aux paradoxes d’un pays tant désiré, la jeune fille est témoin d’un glissement inéluctable. Un livre-régal dont il ne faut pas se priver.
M.G.H
Noha Baz, 7 ans d’une « Patrie en vrac »
Dans son tout dernier livre, un petit recueil d’instantanés, dans lequel elle croque le Liban actuel « sans complaisance, ni misérabilisme », la pédiatre et fondatrice des « Petits Soleils » ne faillit pas à son inaltérable positivisme. Ni à ce goût des autres, de l’écriture et de la vie – quelles qu’en soient les difficultés – qui la portent à partager ses idées, ses rituels et ses valeurs humaines, autant dans de joyeuses rencontres autour de tablées conjuguant les mets et les saveurs d’Orient et d’Occident, que dans des ouvrag...
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