Il y a des défaites qui sonnent parfois comme un avènement. Celle de Félix Auger-Aliassime face à Rafael Nadal, au bout du cinquième set, en huitièmes de finale de Roland-Garros en 2022 y ressemblait beaucoup. Brillant face au maître des lieux, le Canadien avait été battu sur son manque d’expérience plus que par de véritables carences tennistiques. Un quart de finale face à Daniil Medvedev à l’Open d’Australie et une demi-finale contre Novak Djokovic à Rome dressaient un constat similaire.
« Il y a encore des aspects de mon jeu à parfaire sur le plan technique, pour trouver une stabilité dans mes coups sur tout un match et sur tout un tournoi, analysait-il avec beaucoup de maturité lors d’un entretien accordé à Ouest-France avant la dernière édition du Masters 1000 de Paris Bercy. J’ai également à faire des progrès d’un point de vue émotionnel et psychologique. Il faut que j’arrive à transposer l’énergie, la concentration et l’intensité que je peux mettre sur certains matches sur tous les matches des tournois importants. »