France-Italie : un match spécial pour ces "Azzurri" évoluant dans l'Hexagone

LCI - 06/10
[VIDÉO] - Pulvérisée par la Nouvelle-Zélande (96-17), l'Italie doit impérativement battre la France ce vendredi (21h, en direct sur TF1, MYTF1 et en live commenté sur TF1Info) pour se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Au-delà de l'aspect décisif, qui rend l'approche de la rencontre forcément plus difficile, ce match a une saveur particulière pour de nombreux joueurs qui évoluent, ou ont évolué, dans l'Hexagone.

Pulvérisée par la Nouvelle-Zélande (96-17), l'Italie doit impérativement battre la France ce vendredi (21h, en direct sur TF1, MYTF1 et en live commenté sur TF1Info) pour se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde.
Au-delà de l'aspect décisif, qui rend l'approche de la rencontre forcément plus difficile, ce match a une saveur particulière pour de nombreux joueurs qui évoluent, ou ont évolué, dans l'Hexagone.

Le match de la dernière chance. Giflée par la Nouvelle-Zélande (96-17) la semaine passée après un début de Mondial plutôt convaincant, l'Italie abat vendredi face aux Bleus (21h, en direct sur TF1, MYTF1 et en live commenté sur TF1Info) sa dernière carte dans la course à la qualification. Hors scénario improbable lié aux bonus, l'équation est simple : il faut battre le XV de France. 

Plus facile à dire qu'à faire pour la Squadra Azzurra, les Français ayant remporté 44 des 47 confrontations directes entre les deux formations. Pire, même s'ils n'ont pas été loin de faire un coup lors du dernier Tournoi des Six Nations (courte défaite 24-29), les Transalpins n'ont plus fait mordre la poussière à leurs voisins depuis 10 ans, et un soir de février 2013 (23-18). 

La France n'a plus perdu à domicile depuis plus de deux ans

Mais au-delà de cette mission périlleuse et de l'enjeu, l'Italie ne s'étant encore jamais qualifiée pour les quarts de finale d'un Mondial, ce match s'annonce particulier pour le groupe de Kieran Crowley, qui quittera ses fonctions après la compétition. Déjà, affronter les hôtes du tournoi n'a jamais la même saveur. C'est d'autant plus le cas quand lesdits hôtes n'ont perdu qu'une seule fois devant leur public depuis l'arrivée de Fabien Galthié, le 26 mars 2021 contre l'Écosse (et encore, les circonstances étaient particulières avec un Stade de France à huis clos). 

Rien à voir donc avec ce qui attend Michele Lamaro et les siens à Lyon. "On sait que le stade sera plein, sûrement en grande partie de supporteurs français. Mais je sais ce que le groupe a dans le ventre, la cohésion est forte entre nous et on a de quoi surmonter cette difficulté", assure pourtant le pilier Federico Zani, sur le banc contre les Français. 

Il y a beaucoup d’émotion

Pietro Ceccarelli

Surtout, les Italiens, qui affrontent chaque année les tricolores dans le Tournoi, s'avancent en terrain connu, avec de nombreux joueurs évoluant ou ayant évolué dans l'Hexagone. Ainsi, un tiers du XV de départ aligné vendredi est constitué de joueurs sous contrat avec des clubs français. 

"Il y a beaucoup d’émotion. Ma famille est ici. Il y aura encore plus d’émotion vendredi. Je suis là pour aider l’équipe", s'émeut devant la presse le pilier Pietro Ceccarelli, titulaire de circonstance après la blessure de Danilo Fischetti, et qui, après avoir joué trois ans du côté de Brive, va porter les couleurs de Perpignan. Il y retrouvera un certain Tommaso Allan (32 points depuis le début de la compétition), déjà bien connu du public catalan après son premier passage entre 2013 et 2016 et qui s'est engagé avec l'USAP pour cette saison et la prochaine. 

Capuozzo-Ioane, appuis de feu et parcours atypiques

L'habituel ouvreur, replacé au centre, Paolo Garbisi est, lui, l'une des pièces maîtresses de Montpellier, champion de France 2022. Dans le même ordre d'idée, même s'il a opté pour l'Italie, le polyvalent (et explosif) Ange Capuozzo a effectué l'ensemble de sa formation dans l'Hexagone, d'abord du côté de l'US Deux-Ponts puis à Grenoble. Il possède d'ailleurs la double nationalité. Désormais joueur du Stade Toulousain, il connaît par cœur bon nombre des joueurs du XV de France, avec qui il évolue au quotidien. 

"Forcément que terminer par la France, ça a une saveur particulière. On a tous envie de battre cette équipe", déclare le principal intéressé au micro de TF1. "J'espère quand même que si on bat les Bleus, on va m'autoriser à rentrer à Toulouse."

La joie de Ioane et Capuozzo après un essai marqué contre les All Blacks. - Olivier CHASSIGNOLE / AFP

Enfin, Montanna, dit "Monty", Ioane, passé par le Stade Français Paris plus tôt dans sa carrière, a signé à Lyon pour un contrat de deux ans. Après un parcours tortueux  - né en Australie, il a joué en France, en Italie et enfin dans son pays natal avant de revenir dans l'Hexagone - tout au long de sa carrière, il continue de prendre ses marques en terre lyonnaise, après la rencontre contre la Nouvelle-Zélande (lors de laquelle il a marqué un essai). 

"Ça a été un long voyage pour moi. Mais ça a été fantastique, et ça m’a préparé à revenir en France. J’ai toujours eu pour projet de revenir, c’est juste que pend...
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