Affaires Fillon et Sarkozy : le Conseil constitutionnel ouvre la voie à un éventuel nouveau procès

Ouest France - 03/10
Saisis par l’ex-Premier ministre dans le cadre d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), les Sages ont abrogé une partie d’un article du code de procédure pénale. Rendant ainsi possible un troisième procès dans l’affaire des emplois fictifs. Mais aussi dans le dossier « Bismuth » concernant Nicolas Sarkozy, qui s’était joint à cette QPC.

C’est une première victoire judiciaire pour François Fillon. Elle a été gagnée devant le Conseil constitutionnel qui a rendu, jeudi 28 septembre, une décision pouvant avoir des conséquences en ricochet : notamment le renvoi éventuel de l’affaire des emplois fictifs devant la Cour d’appel pour ce qui serait alors un troisième procès. Et le renvoi de l’affaire des écoutes impliquant, elle, Nicolas Sarkozy.

L’ex-Premier ministre et l’ancien président, condamnés en appel, avaient formé un pourvoi en cassation. La haute juridiction pourrait ordonner un nouveau procès pour chacun, après la décision des Sages de la rue de Montpensier, saisis dans le cadre d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) : ces derniers ont décidé d’abroger, car le jugeant contraire à la Constitution, un alinéa de l’article 385 du code de procédure pénale concernant des « nullités ».

« Motif d’annulation connu après la fin de l’instruction »

Selon la loi, une fois l’instruction d’un dossier terminée, il n’est plus possible de soulever des vices de procédures. Or, la défe...
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