Offrir sa miséricorde à Kenan Evren

MSN - 02/10
Nous ne pouvons peut-être pas décrire le régime turc comme une dictature absolue pour le moment, mais la décision de la Cour suprême souligne que de nombreux progrès ont été réalisés à cet égard.
Nous ne pouvons peut-être pas décrire le régime turc comme une dictature absolue pour le moment, mais la décision de la Cour suprême souligne que de nombreux progrès ont été réalisés à cet égard.

L'approbation par la Cour suprême des condamnations d'Osman Kavala, Can Atalay, Tayfun Kahraman, Mine Özerden et Çiğdem Mater Utku clarifie incontestablement la nature du régime en Turquie :

La Turquie d’aujourd’hui suit le même chemin que les régimes de Tunisie, d’Égypte, de Libye, de Syrie, de Bahreïn, d’Algérie, de Jordanie, du Yémen, de Mauritanie, d’Arabie saoudite, d’Oman, d’Irak, du Liban et du Maroc avant le printemps arabe.

Je ne dis pas cela, c'est écrit dans la décision d'approbation de la Cour suprême.

La Cour suprême évalue sur la même base les soulèvements contre les dictateurs dans ces pays et les manifestations de Gezi en Turquie ; le décrit comme un soulèvement contre le gouvernement.

En fait, c’est de là que passe l’une des lignes rouges séparant les démocraties et les dictatures.

Dans les démocraties, les gouvernements ne sont pas sacrés. Ils arrivent au pouvoir par élection, ils le quittent par élection. Les citoyens peuvent participer à la politique et surveiller les actions du gouvernement entre deux élections en organisant des manifestations de masse.

Le droit de protester et de manifester est donc considéré comme un droit humain fondamental dans les démocraties.

Or, dans les dictatures, la situation est exactement inverse.

Les gouvernements ne peuvent pas être critiqués, ils ne peuvent pas être condamnés par des manifestations de masse, et les tentatives de réunion ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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