Qu’est-il arrivé aux scènes de comédie locales ?

New York Times - 29/09
Un nouveau livre affirme que l'isolement d'une ère pré-médias sociaux a contribué à alimenter un écosystème fertile à Chicago pour les humoristes décalés.

Paris dans les années 1920. Hollywood dans les années 70. Chicago dans les années 90 ?

Ma théorie de l’après-minuit au bar est depuis longtemps selon laquelle lorsqu’il s’agit d’avant-gardes culturelles urbaines, l’ère Michael Jordan appartient au panthéon. Divulgation complète : j’étais là et j’ai tout raté.

Même si je vivais à Chicago, à l'époque où de jeunes improvisateurs comme Tina Fey, Amy Poehler, Steve Carell, Stephen Colbert et Adam McKay tuaient devant des foules, je n'ai jamais vu de concert. Je n’ai pas l’habitude de tomber sur le légendaire professeur de comédie Del Close ou d’attraper le groupe de rap original de Kanye West. Liz Phair et la renaissance du rock indie poussée par des labels comme Drag City et Touch and Go Records me manquaient.

Juste au moment où je pensais que l’inconscience culturelle de mes années d’université ne pouvait pas être plus grande, un nouveau livre, « The Perfect Amount of Wrong : The Rise of Alt Comedy on Chicago’s North Side », ouvre une autre voie de regret. Son auteur, le comique Mike Bridenstine, démontre de manière convaincante que Chicago, à la fin des années 90, était l'un des grands incubateurs du stand-up moderne. Bridenstine en faisait partie, mais son récit, herbe à chat pour les nerds de la comédie, bénéficie de reportages détaillés, retraçant les carrières, entre autres, de Kumail Nanjiani, Kyle Kinane, Pete Holmes, Hannibal Buress, Beth Stelling et Cameron Esposito.

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La carrière de Cameron Esposito fait partie des s...
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