Comprendre contenir la transmission du virus Nipah à l’homme

20 Minutes avec The Conversation - 20minutes - 27/09
Découvrez, chaque jour, une analyse de notre partenaire The Conversation. Ce mercredi, un écologue explique comment limiter les risques liés aux maladies zoonotiques
Le virus se transmet par l’exposition à l’urine ou la salive de chauve-souris frugivore du genre Pteropus — Miroslav Srb / Shutterstock
  • Le virus Nipah serait transmis par l’exposition à l’urine ou la salive de chauve-souris frugivore du genre Pteropus, selon notre partenaire The Conversation.
  • Pour qu’il y ait contamination humaine, il faut une route de transmission du virus de la chauve-souris vers les humains, ce que favorisent certaines pratiques humaines.
  • Cette analyse a été menée par Julien Cappelle, écologue de la Santé au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Jusqu’à 75 % létal, pas de vaccin disponible, des symptômes pouvant inclure une inflammation du cerveau… Lorsque le virus Nipah émerge dans l’actualité, comme c’est le cas aujourd’hui avec deux morts recensés la semaine dernière en Inde, dans la région du Kerala, il a de quoi légitimement effrayer.

Le caractère rare et méconnu du virus est également bien souvent mentionné. Moins ce qui peut ou non faire que ce virus, transmis par l’exposition à l’urine ou la salive de chauve-souris frugivore du genre Pteropus, puisse ou non émerger.

En tant qu’écologue de la santé spécialiste des zoonoses, cette question fait partie de mes sujets de recherche, notamment au Cambodge, où une équipe pluridisciplinaire dont je fais partie a pu constater que des populations partageaient leur environnement avec des chauves-souris frugivores porteuses du virus ...
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