Jusqu’à 75 % létal, pas de vaccin disponible, des symptômes pouvant inclure une inflammation du cerveau… Lorsque le virus Nipah émerge dans l’actualité, comme c’est le cas aujourd’hui avec deux morts recensés la semaine dernière en Inde, dans la région du Kerala, il a de quoi légitimement effrayer.
Le caractère rare et méconnu du virus est également bien souvent mentionné. Moins ce qui peut ou non faire que ce virus, transmis par l’exposition à l’urine ou la salive de chauve-souris frugivore du genre Pteropus, puisse ou non émerger.
En tant qu’écologue de la santé spécialiste des zoonoses, cette question fait partie de mes sujets de recherche, notamment au Cambodge, où une équipe pluridisciplinaire dont je fais partie a pu constater que des populations partageaient leur environnement avec des chauves-souris frugivores porteuses du virus ...
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