Revue « Doppelganger » : un soldat affronte sa mortalité

New York Times - 26/09
Au Park Avenue Armory, une mise en scène imaginative et viscéralement choquante de chansons de Schubert du metteur en scène Claus Guth et du ténor Jonas Kaufmann.

Dans la tradition classique, une chanson évoque souvent l'intimité et la solitude : un poète mettant à nu sa vulnérabilité, un compositeur peignant une miniature. Ce sentiment d'isolement s'étend également à la performance : un chanteur et pianiste seul sur scène, un auditeur absorbant l'œuvre dans une salle de récital intime ou immergé, seul, avec des écouteurs.

Ces conventions entourent le dernier groupe de chansons écrites par Schubert, connues sous le nom de « Schwanengesang » (Chant du cygne) et publiées après la mort du compositeur en 1828, à l'âge de 31 ans. Mais ces attentes ont été bouleversées dans « Doppelganger », dont la première mondiale a eu lieu vendredi à le caverneux Park Avenue Armory Drill Hall...
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