Le sigle «LGBTIQ» est-il trop ou pas assez englobant?

Laure Dasinieres - Slate FR - 25/09
Il s'est imposé pour incarner une communauté en lutte contre les discriminations et les violences, et pour porter des valeurs d'inclusion et d'intersectionnalité.

Vecteurs de changements politiques et sociaux, symboles de lutte contre les discriminations et porteurs de fierté, le sigle «LGBTIQ» et ses variantes sont désormais connus du plus grand nombre.

Six lettres, parfois plus et parfois avec un «+» pour réunir toutes les personnes non hétérosexuelles, non cisgenres et non dyadiques, le tout dans une palette de nuances.

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«L» pour «lesbiennes», « G» pour «gays», «B» pour «bisexuel·les», «T» pour «transgenres», «I» pour «intersexes» et «Q» pour «queer»: le sigle s'est imposé dans les mobilisations et les institutions à la fin des années 1990, et au début des années 2000 en Europe. L'idée était d'inclure et de rendre visibles les minorités sexuelles, sexuées ou de genre, alors que le terme «gay» dominait jusqu'alors. Un terme improprement parapluie «qui invisibilisait notamment les personnes transgenres et intersexes», note la sociologue Michal Raz, spécialiste des luttes intersexes.

Cette volonté s'exprime aujourd'hui encore avec parfois l'ajout de lettres comme «A» pour «asexuel·le/aromantique», «P» pour «pansexuel·le», ou un deuxième «Q» pour «en questionnement». C'est aussi un sigle sujet à d...
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