Ah si seulement dans son élan révolutionnaire, la France avait proclamé une déclaration universelle des droits des locataires unanimement copiée par tous les pays de la planète, aujourd'hui ma vie serait un long fleuve tranquille. Hélas, il a fallu que j'aille vivre dans ce Canada de malheur pour découvrir que les locataires étaient comme les pratiques culinaires: souvent d'un goût douteux et pleins de mauvaises surprises.
Comparée à ici, que ma vie de locataire dans l'Hexagone était donc douce. Non seulement, en cas de pépins, j'avais droit à quelques subsides de l'État mais surtout, je jouissais pleinement du droit d'occuper mon logement à peu près comme je l'entendais. D'ailleurs ai-je jamais vu mon propriétaire sinon le jour où je signai le bail, après quoi il disparut sans que j'eusse de ses nouvelles si ce n'est le jour où je décidai de quitter les lieux.
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Rien de tout cela au Canada, du moins à Vancouver. Ici, le propriétaire règne en maître. La plupart du temps, barbare parmi les barbares, il interdit à tout animal domestique d'emménager avec vous. Adieu veau, chat, cochon, allez donc brouter,...
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