Les premiers colons britanniques, arrivés en Australie en 1788, étaient loin de se douter que les quelques vaches qu'ils emmenaient avec eux sur l'île poseraient autant de problèmes deux siècles plus tard. Et pourtant, dans les années 1960, de quelques têtes, le cheptel australien est passé à près de 29 millions de bovins. Et les 33 millions de tonnes de bouses qu'ils produisent par an s'accumulent...
«Le problème majeur, c'est que la bouse, en séchant, devient comme un caillou sur le sol, qui empêche l'herbe de repousser. Et cela pendant plusieurs années. Avec plus de 350.000 bouses par jour, c'était plus d'un million d'hectares de pâturage qui était perdu chaque année», explique Jean-Pierre Lumaret, professeur émérite, spécialiste mondialement reconnu du bousier et auteur du livre Les bousiers, paru en 1980. Dans les années 1960, la bouse recouvrait jusqu'à 10% des pâturages australiens. Et moins de pâturages, c'est moins de vaches, donc moins de lait ou de viande.
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter quotidienne de Slate.fr et ne ratez plus aucun article!
Je m'abonne
Mais ce n'est pas le seul problème qu...
[Courte citation de 8% de l'article original]