José Luis Carranza : « Nous assistons à notre propre extinction »

Pedro Escribano - La República - 24/09
L'artiste expose l'exposition de dessins « Les Contes barbares » à la galerie Enlace, à San Isidro.

L'artiste figurait parmi ses personnages, au deuxième étage de la galerie Enlace. Il y expose l'exposition « Les Contes barbares », une série de 30 dessins inspirés des peintures de Paul Gauguin. Ses personnages sont jeunes, soi-disant sur une île, certains torse nu. A travers leurs yeux, ils semblent ressuscités et pourtant ils sont énergiques, vitaux. José Luis Carranza (Lima 1981) tente de réfléchir sur notre existence et l'époque dans laquelle nous vivons.

« Tout d’abord, je vis entouré de morts. Mon monde est complètement couvert par les morts. Alors, je ne pense qu'à mes grands professeurs, aux grands esprits qui nous ont précédés, c'est pourquoi, dans de nombreux cycles picturaux, je fais des citations, je rends de grands hommages à de nombreux maîtres du passé. Et, naturellement, de nombreux titres finissent par devenir une sorte de fétichisme pour la musicalité de la phrase ou pour tout ce que cela peut évoquer, « Les Contes barbares », dans le cas de Paul Gauguin, ou « La Maison du Pendu », de Paul Cézanne, pour ne citer que quelques noms », dit Carranza.

Et c’est ce qui s’est passé avec cet échantillon de dessins. L'artiste, dans un geste de rémission, a convoqué Gauguin.

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Exposition Contes barbares. Photo : composition LR

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