Des cheveux poudrés aux sweats à capuche : comment le Sénat en est-il arrivé là ?

New York Times - 22/09
C’est le mois de la mode, mais certaines nouvelles en matière de style ne viennent pas des podiums, mais du pouvoir législatif du gouvernement américain.

Alors que le monde de la mode tournait son attention de Londres vers Milan, Washington a fait son propre buzz en matière de style : Chuck Schumer, le leader de la majorité au Sénat, a annoncé lundi un assouplissement du « code vestimentaire informel » à la Chambre.

Le tollé n’a pas tardé, puisque 46 sénateurs républicains ont signé une lettre condamnant ce changement. "Autoriser les vêtements décontractés au Sénat manque de respect à l'institution que nous servons et aux familles américaines que nous représentons", ont-ils écrit.

Mais même si le Sénat s'enorgueillit d'une tradition de décorum, les attentes en matière de tenue vestimentaire à la Chambre ont été largement régies par des normes plutôt que par des règles écrites.

Cette flexibilité a permis des écarts notables par rapport au statu quo au fil des ans. À la fin des années 1990, le sénateur Trent Lott du Mississippi a institué le Seersucker jeudi en clin d'œil à l'époque précédant la climatisation, lorsque les sénateurs du Sud présentaient à leurs collègues le miracle du seersucker, un tissu léger et plissé qui contribuait à rendre l'été humide de Washington plus supportable. (Seersucker jeudi était également un rappel, selon M. Lott, que « le Sénat n’est pas seul...
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