L’allégation stupéfiante selon laquelle l’Inde serait à l’origine de l’assassinat d’un leader séparatiste sikh en Colombie-Britannique a ravivé des tensions latentes depuis longtemps au sein de la diaspora indienne du Canada, opposant les nationalistes hindous convaincus aux partisans de la création d’un État sikh indépendant appelé Khalistan.
Les échauffourées qui ont eu lieu entre les deux groupes au cours de la dernière année sont réévaluées après l'annonce lundi par le Premier ministre Justin Trudeau que l'Inde était responsable de l'assassinat du leader sikh, Hardeep Singh Nijjar, qui a été mortellement abattu en juin devant un temple à Surrey, une banlieue de Vancouver.
En octobre dernier, dans la ville voisine de Mississauga, la police a interrompu une bagarre au cours de laquelle un homme a été légèrement blessé après qu'une foule, brandissant des drapeaux indiens et du Khalistan, soit devenue indisciplinée lors d'une célébration de Diwali. En mars, un journaliste d’une radio pendjabi couvrant une manifestation à Surrey contre la visite d’un haut-commissaire indien a été agressé par des manifestants.
Ces épisodes soulignent les défis auxquels le Canada – qui abrite la plus grande population sikh au monde en dehors de l’Inde – est confronté maintenant que les affirmations de M. Trudeau ont déclenché une escarmouche diplomatique et alors que le pays cherche la coopération de l’Inde dans son enquête sur le meurtre de M. Nijjar.
La relation de longue date, tendue et parfois combative entre les extrémistes des deux côtés, menace de dégénérer en de nouvelles violences, car leurs membres sont soit responsabilisés, so...
[Courte citation de 8% de l'article original]