Le 18 septembre, le Premier ministre canadien Justin Trudeau s’est présenté devant le Parlement de son pays et a lancé une accusation dramatique : Ottawa détenait des « preuves crédibles » que le gouvernement indien avait assassiné un citoyen canadien sur le sol canadien. Le citoyen, Hardeep Singh Nijjar, avait été abattu devant le temple sikh où il était président. Trudeau a déclaré que le meurtre était « une violation inacceptable de notre souveraineté » et « contraire aux règles fondamentales selon lesquelles les sociétés libres, ouvertes et démocratiques se conduisent ».
L’affirmation du Premier ministre a fait la une des journaux du monde entier, mais elle n’aurait pas dû être totalement surprenante. Nijjar était un militant de premier plan qui appelait les Sikhs – un groupe religieux principalement concentré dans le nord de l’Inde – à se séparer de New Delhi et à former une nation indépendante. En conséquence, New Delhi l’avait qualifié de terroriste. Le gouvernement indien a nié toute implication dans ce meurtre, mais sous la direction du Premier ministre Narendra Modi, il est devenu antilibéral dans son pays et belliqueux à l’étranger, de sorte que les assassinats sur le sol étranger ne font plus partie de son programme inimaginable. En d’...
[Courte citation de 8% de l'article original]