Tous les records de température risquent d'être battus cette année, et le rôle des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines n'est plus contesté que par ceux que cette vérité scientifique dérange. Mais l'action des gouvernements reste très loin de ce qui serait nécessaire.
En plaçant la réunion des dirigeants des plus puissants pays développés et émergents sous le thème «Une seule terre, une seule famille, un seul avenir», le sommet annuel du G20 qui s'est tenu cette année à New Delhi les 9 et 10 septembre se voulait ambitieux.
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L'infatigable António Guterres, secrétaire général des Nations unies, s'est rendu sur place. Il a rappelé que les pays du G20 étaient responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre et que leur action était déterminante: «Le leadership signifie qu'il faut maintenir l'objectif de 1,5 degré, rétablir la confiance sur la base de la justice climatique et faire progresser une transition juste et équitable vers une économie verte.»
En apparence, le propos a été entendu. Le communiqué publié à la fin du sommet multiplie les déclarations de bonnes intentions. Mais, quand on le regarde de plus près, on s'aperçoit que la cause climatique n'a pas avancé d'un millimètre à New Delhi. Le point le plus inquiétant figure à l'alinéa XIII du point 38: il est question d'accélérer les actions «visant à éliminer progressivement les centrales électriques au charbon sans dispositif d'atténuation, en fonction des situations nationales et en reconnaissant la nécessité de soutenir des transitions justes».
Tout est dit: il n'est question que des centrales électriques au charbon, ce qui épargne les centrales utilisa...
[Courte citation de 8% de l'article original]