En ce début du mois de septembre 2023, des observations du télescope spatial James-Webb concernant l'exoplanète K2-18b ont fait le buzz. Elles étaient présentées comme accréditant l'idée qu'elle était probablement une planète avec un océan d'eau liquide global possédant une température favorable à la vie telle que nous la connaissons. Mieux, bien que présentée avec une certaine prudence, la détection d'une molécule pouvant signaler la présence d'une vie comparable à celle du phytoplancton de nos océans était annoncée. Sommes-nous à la veille d'une révolution en exobiologie ? Après avoir rappelé quelques explications de l'astrophysicien Franck Selsis, membre du CNRS et du Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (LAB), nous avons demandé l'avis de son collègue Jérémy Leconte sur cette question.

 

 

 

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    Après avoir lu rapidement un récent communiqué de presse de la NasaNasa sans regarder plus en détail le contenu de l'article scientifique associé et dont on peut lire une version en accès libre sur arXiv, nombreux sont sans doute ceux qui prennent au sérieux l'hypothèse que la mini-Neptune, qui se trouve à environ 120 années-lumièreannées-lumière du SoleilSoleil en direction de constellation du Lionconstellation du Lion, est bien une planète « hycéenne », c'est-à-dire que K2-18 b serait une sorte de planète-océan recouverte par une atmosphèreatmosphère majoritairement composée d'hydrogènehydrogène.

    L'existence des planètes hycéaniques est prise très au sérieux tout d'abord par l'astrophysicienastrophysicien Nikku Madhusudhan, célèbre professeur d'astrophysiqueastrophysique et de sciences exoplanétaires à l'Institut d'astronomie de l'Université de Cambridge et que l'on peut voir dans la vidéo ci-dessous. Avec ses collègues, il pense que K2-18 b pourrait non seulement être un exemple de ces planètes mais qu'étant donné sa distance à la naine rougenaine rouge autour de laquelle l'exoplanèteexoplanète a été découverte via la méthode des transitstransits par le défunt télescopetélescope Kepler, la température de son océan pourrait fort bien permettre l'existence de formes de vie comme celles que nous connaissons sur Terre.

    Le chercheur considère que les analyses des données concernant la composition de l'atmosphère K2-18 b qu'il a pu faire avec ses collègues grâce au télescope spatial James-Webbtélescope spatial James-Webb s'interprètent au mieux s'il y a vraiment un océan sur l'exoplanète. En fait, déjà en 2019, des observations faites avec le télescope Hubble semblaient montrer la présence de vapeur d'eau dans l'atmosphère de K2-18 b. Toutefois, comme Futura l'avait expliqué dans le précédent article ci-dessous, déjà à cette époque l'astrophysicien Franck Selsis nous avait prévenus que l'existence d'eau liquideliquide sur cette exoplanète, dont le rayon est d'environ deux fois celui de la Terre pour environ huit fois sa massemasse, était très douteuse et pour le moins pas établie, contrairement à ce que l'on pourrait croire.

    Des astronomes de Cambridge ont utilisé les données du télescope spatial James-Webb pour découvrir du méthane et du dioxyde de carbone dans l’atmosphère de K2-18 b, une exoplanète supposée « hycéenne » c’est-à-dire avec une surface océanique sous une atmosphère riche en hydrogène. Dans cette vidéo, Nikku Madhusudhan nous donne l’opinion de son équipe au sujet des données de Webb qu’ils ont analysées pour aboutir à cette conclusion. Pour ob...
    [Courte citation de 8% de l'article original]