À Toussaint Louverture
Toussaint, l’homme le plus malheureux des hommes ! Que la laitière rurale près de sa vache chante à tes oreilles, ou que ta tête soit maintenant posée dans la tanière sans oreilles d’un cachot profond ; ô misérable chef ! où et quand trouveras-tu la patience ? Mais ne mourez pas ; Portez plutôt dans vos liens un front joyeux : Bien que vous soyez tombé, pour ne plus jamais vous relever, Vivez et prenez du réconfort. Tu as laissé derrière toi des puissances qui travailleront pour toi ; l'air, la terre et les cieux ; Il n’y a pas un souffle du vent commun qui t’oubliera ; tu as de grands alliés ; tes amis sont les exultations, les angoisses, l’amour et l’esprit invincible de l’homme.
William Wordsworth, comme d’autres poètes...
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